« Je fais du sport, donc je ne suis pas sédentaire. » Cette idée, très répandue, est inexacte. La sédentarité et l'inactivité physique sont deux notions distinctes, avec des effets propres sur la santé. Les distinguer permet de comprendre pourquoi il faut agir sur les deux fronts, et non sur un seul.
1. Deux notions à ne pas confondre
L'inactivité physique correspond au fait de ne pas atteindre les niveaux d'activité recommandés. La sédentarité, elle, désigne le temps passé assis ou allongé avec une faible dépense d'énergie. Ce sont deux dimensions indépendantes du mode de vie.
| Profil | Actif ? | Sédentaire ? |
|---|---|---|
| Sportif de bureau | Oui | Oui |
| Ouvrier peu sportif | Non (loisir) | Non |
| Personne active et mobile | Oui | Non |
| Personne peu mobile | Non | Oui |
2. On peut être les deux à la fois
Le cas le plus fréquent aujourd'hui est celui de la personne « active mais sédentaire » : elle fait du sport, mais passe le reste de sa journée assise. À l'inverse, une personne peu sportive mais souvent en mouvement peut être peu sédentaire. Les combinaisons sont multiples.
3. Des effets sur la santé distincts
L'inactivité et la sédentarité augmentent chacune, à leur façon, le risque de maladies chroniques. Réduire l'une ne suffit pas à annuler l'autre. C'est pourquoi les recommandations de santé publique visent désormais à la fois à augmenter l'activité et à réduire le temps assis.
4. Agir sur les deux fronts
La stratégie gagnante combine deux objectifs : bouger davantage (viser les recommandations d'activité) et rester moins assis (fractionner les périodes d'immobilité). Ces deux leviers sont complémentaires et se renforcent.
- Atteindre les recommandations d'activité physique
- Réduire et fractionner le temps passé assis
- Ne pas se contenter du sport pour « effacer » la sédentarité
Comprendre cette distinction, c'est se donner les moyens d'une prévention réellement efficace.
💡 Les tips à retenir
- L'inactivité physique (ne pas bouger assez) et la sédentarité (rester assis) sont deux notions distinctes et indépendantes.
- On peut être « actif mais sédentaire » : faire du sport puis passer le reste de la journée assis.
- Chacune augmente à sa façon le risque de maladies chroniques : réduire l'une ne suffit pas à annuler l'autre.
- La stratégie gagnante combine deux objectifs : bouger davantage et rester moins assis.
- Je ne me contente pas du sport pour « effacer » la sédentarité : je fractionne aussi mes longues périodes assises.


