Le cholestérol a mauvaise réputation, mais il est vital : il entre dans la composition des cellules et de nombreuses hormones. Le problème vient de son excès, en particulier du « mauvais » cholestérol, qui participe à l'encrassement des artères. Le surveiller dans le cadre du risque cardiovasculaire global fait partie d'une bonne prévention.
1. Bon et mauvais cholestérol : de quoi parle-t-on ?
Le cholestérol circule dans le sang transporté par des protéines. Le LDL amène le cholestérol vers les tissus : en excès, il se dépose sur la paroi des artères. Le HDL, à l'inverse, ramène le cholestérol vers le foie pour être éliminé : il est protecteur.
| Type | Rôle | Objectif général |
|---|---|---|
| LDL | « Mauvais » cholestérol | Le plus bas selon le risque |
| HDL | « Bon » cholestérol | Le plus haut possible |
| Triglycérides | Graisses de réserve | < 1,50 g/L |
2. Le risque cardiovasculaire global
Le taux de cholestérol ne s'interprète jamais isolément. Le médecin l'intègre dans une évaluation du risque cardiovasculaire global, qui tient compte de l'âge, du sexe, du tabagisme, de la tension, du diabète et des antécédents familiaux. C'est ce risque global qui guide les décisions.
3. Agir sur son cholestérol
L'hygiène de vie est la première arme : privilégier les graisses insaturées (huiles végétales, poissons gras), augmenter les fibres, limiter les produits ultra-transformés, bouger et ne pas fumer. Ces mesures agissent sur le LDL et améliorent le profil global.
- Favoriser fruits, légumes, légumineuses et céréales complètes
- Remplacer une partie des graisses saturées par des graisses insaturées
- Pratiquer une activité physique régulière
- Limiter l'alcool et arrêter le tabac
4. Quand un traitement est-il nécessaire ?
Lorsque le risque cardiovasculaire est élevé ou que l'hygiène de vie ne suffit pas, un traitement peut être proposé. La décision revient au médecin, en fonction du risque global et non du seul chiffre de cholestérol.
Surveiller son cholestérol, c'est surtout surveiller son cœur : un bilan lipidique régulier, adapté à son profil, permet d'ajuster sa prévention.
💡 Les tips à retenir
- Le cholestérol est vital : c'est son excès, en particulier le LDL, qui encrasse les artères. Le HDL, lui, est protecteur.
- Un taux de cholestérol ne s'interprète jamais seul : le médecin l'intègre dans le risque cardiovasculaire global (âge, tabac, tension, diabète, hérédité).
- L'hygiène de vie est la première arme : graisses insaturées, fibres, activité physique et arrêt du tabac améliorent le profil lipidique.
- La décision d'un traitement repose sur le risque global, pas sur le seul chiffre de cholestérol.
- Un bilan lipidique régulier, adapté à mon profil, me permet d'ajuster ma prévention cardiovasculaire dans la durée.



